dimanche 1 juillet 2007

Nuit blanche

L'insomnie me visite presque toutes les nuits:comme une invitation à une méditation intérieure totalement dilatée,infinie.L'esprit voyage plus librement la nuit,rencontrant aucun obstacle à ses déplacements.Cette nuit,le violoncelle ensorceleur de Pablo Casals a bercé ma rêverie en écho à l'éternité.Aussi,en écho,résonnait cette poésie d'Alain Granbois:

" Songe fuyant ma joie
Belle prison de marbre frais
O sentinelle cruelle
Beaux balcons sans azur

Roses cheveleures de roses
On pleure on pleure
Aux allées des jardins
Pour le prix de sa vie

Elle jouait d'un piano
Aux nostalgies d'améthyste
Les notes voilaient la lampe
La fenêtre étaient ouverte

La pénombre ressuscitait
Les sables recommençaient
D'inventer leur mensonge
La mer rejoignait son rêve

C'était la nuit du dimanche
Il y avait une petite fille nue qui jouait au cerceau
Dans la rue déserte."
( Le Cerceau ).

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